Langage

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Le langage est la caractéristique humaine par excellence et la plupart des francophones pourront sans peine lire cette phrase et en comprendre le sens.
Néanmoins, la lecture est une activité complexe qui nécessite plusieurs types d’analyses des mots et des phrases.

L’analyse visuelle permet de reconnaître que telle forme représente telle lettre, et l’ensemble des formes tel mot.
– L’analyse de l’orthographe permet de détecter des fautes éventuelles.
– L’analyse syntaxique permet de savoir si une phrase possède une structure grammaticale correcte.
– L’analyse phonologique permet de reconnaitre le son des mots ou la manière dont ils sont prononcés.
– Et enfin, l’analyse sémantique permet de comprendre le sens des mots, et de la phrase.

 

Lire un mot

Il y a plusieurs facteurs qui rendent plus ou moins facile la lecture d’un mot. Sa fréquence d’occurrence dans la langue en est un prédominant. Plus un mot est fréquent, plus vite et plus facile sera son identification. Les modèles de lexique mentaux opèrent des tris sur des critères tels que la fréquence des mots.
De plus, la compréhension d’un mot dans un contexte ou en association avec un autre mot est un facteur de plus qui rend la lecture facile. La lecture du début de la phrase crée une attente des mots qui vont suivre. Si on lit par exemple “Le petit chaperon rouge”, on s’attend à trouver ensuite le mot « loup » quelque part, plutôt que « éléphant ».
Qu’un mot soit facile à lire ou non dépend également de certaines critères physiques. Nous sommes “entrainés” à lire des mots avec une certaine apparence. Si cette apparence change de trop, la lecture est ralentie et rendue plus difficile. Par exemple, la lecture du mot « éLéPHaNt » est moins facile que celle d’« éléphant ».

 

Comprendre un texte ou un discours

Un texte est lu mot par mot, phrase par phrase, et paragraphe par paragraphe. Afin qu’un texte puisse produire du sens, il est nécessaire de garder temporairement à l’esprit les fragments d’information lus précédemment, à chaque étape. Ils aident à la compréhension de la phrase ou du paragraphe d’après. Néanmoins, il est impossible de retenir les phrases exactement telles qu’elles apparaissent dans un texte. Seules les informations les plus pertinentes et nécessaire au sens sont stockées.
Ainsi, la phrase “Marie aime les sucettes, les chewing-gums et les caramels.” peut être résumée par “Marie aime les bonbons”. les informations non pertinentes, redondantes et contradictoires disparaissent de notre mémoire pour éviter la surcharge et afin d’extraire et de comprendre le sens global du texte.
En d’autres termes, les mots que nous lisons sont réorganisés, afin de produire du sens. On en retire alors un sens global ajusté sur un thème central. Les connaissances du lecteur sont elles aussi activement impliquées dans la compréhension d’un texte. Dans l’exemple du Petit Chaperon Rouge, lorsqu’on connait le conte, et le mode d’alimentation des éléphants, on serait fort surpris de trouver un éléphant à la place du loup. Donc, lorsqu’on lit quelque chose, cela nous amène à présumer de certaines choses, elles-mêmes basées sur nos connaissances générales.
La lecture de phrases apparemment non liées telles que « La voiture a été volée. Paul n’a plus d’argent” nous amène implicitement et automatiquement à la supposition que « tout l’argent de Paul était dans sa voiture ». Ceci intervient afin de produire du sens à partir de constats apparemment non liés, au risque même d’en extraire une intention ou un supposition incorrecte.
Bien entendu, la compréhension d’un texte lu représente un seul aspect du langage, et la plupart de ces explications s’appliquent également à la production et la compréhension du discours.

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Page mise à jour le 30/05/2017